Beaucoup d'employeurs parlent d'un moratoire des EIMT à Montréal et Laval. Les textes officiels, eux, parlent de refus de traitement temporaire et de suspension. Trois mots pour une même réalité : depuis un moment, les demandes d'EIMT à bas salaire n'y sont plus traitées. Voici jusqu'à quand, pour qui et surtout ce qui échappe à la règle.
Moratoire, refus de traitement, suspension : le même sujet
Sur le terrain, on dit « moratoire ». Dans les documents d'Emploi et Développement social Canada, on lit « refus de traitement temporaire » et « suspension ». Ce sont trois façons de nommer la même mesure. Si vous cherchez l'un ou l'autre en ligne, vous parlez bien de la même chose. Retenez le fond : à Montréal et à Laval, une demande d'EIMT pour un poste à bas salaire n'est tout simplement pas examinée.
La règle, en clair
Les demandes d'EIMT visant des postes à bas salaire ne sont pas traitées dans les régions économiques de Montréal et de Laval jusqu'au 31 décembre 2026. La mesure porte sur le volet bas salaire, celui qui dépend directement du seuil salarial de l'EIMT, fixé à 36 $ l'heure depuis le 17 juillet 2026. Un poste sous ce seuil, à Montréal ou à Laval, tombe donc dans la zone bloquée.
Les 1 000 $ de frais fédéraux ne sont pas remboursables. Un refus de traitement survient avant toute analyse du fond. Un dossier parfait déposé au mauvais endroit reste un dossier refusé.
Les exceptions qui restent ouvertes
La règle a des portes. Plusieurs secteurs continuent d'être traités malgré la suspension :
- agriculture ;
- construction ;
- fabrication d'aliments ;
- soins de santé ;
- services de garde ;
- certains fournisseurs de soins à domicile ;
- les professions inscrites sur la liste québécoise du traitement simplifié.
Cette dernière porte est la plus intéressante : si le code de votre profession figure sur la liste du traitement simplifié, votre demande peut avancer même en zone bloquée. C'est le premier réflexe à avoir avant d'abandonner un projet.
L'autre blocage : le taux de chômage
Le moratoire régional n'est pas seul. Depuis le 26 septembre 2024, une demande pour un poste à bas salaire n'est pas traitée si le lieu de travail se trouve dans une région métropolitaine de recensement dont le taux de chômage atteint 6 % ou plus. Les mêmes exceptions sectorielles s'appliquent. Deux mécanismes distincts peuvent donc bloquer un même dossier.
Que faire si votre poste est visé
- Vérifiez le code de la profession sur la liste du traitement simplifié. C'est la sortie la plus rapide.
- Regardez votre secteur : s'il figure dans les exceptions, la voie reste ouverte.
- Réexaminez le salaire : au-dessus de 36 $, le poste sort du volet bas salaire et échappe au moratoire. Pesez ce coût contre celui d'un projet reporté.
- Pensez rétention plutôt que renouvellement : un poste qui soutient une demande de résidence permanente échappe au plafond et garder un travailleur déjà en poste évite souvent une nouvelle EIMT. On détaille ces options dans notre article sur les voies qui restent quand un permis de travail fermé expire.
Pour situer ce blocage dans l'ensemble de la démarche, notre guide de l'embauche d'un travailleur étranger temporaire replace le moratoire parmi les autres vérifications à faire avant de déposer.
Votre poste est-il vraiment bloqué ?
On vérifie le code de profession, le secteur et le salaire pour dire en quelques minutes si une voie reste ouverte. Gratuit et sans engagement.
Vérifier mon casQuestions fréquentes
Y a-t-il un moratoire sur les EIMT à Montréal et Laval ? +
Quelles sont les exceptions au moratoire ? +
Pourquoi mon EIMT à bas salaire est-elle refusée ? +
Ce contenu fournit de l'information générale. Il ne constitue pas un avis juridique. Chaque situation s'évalue individuellement.