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Embaucher un travailleur étranger temporaire au Québec : le guide complet 2026

Par Me Pradelle Yimga, avocateMis à jour le 14 septembre 2026

Vous avez un poste que vous n'arrivez plus à combler et vous vous demandez par où commencer. La réponse honnête : il n'y a pas une démarche, il y en a trois. Elles se déroulent en parallèle, elles impliquent deux gouvernements et elles doivent se faire dans un ordre précis. Ce guide vous mène du premier réflexe (votre poste est-il seulement admissible) jusqu'à l'après-embauche. Tout est daté. Tout est sourcé.

Données à jour au 14 septembre 2026Les seuils salariaux, les tarifs et les mesures temporaires changent plusieurs fois par année. Chaque chiffre de ce guide porte sa date d'effet. Vérifiez toujours la règle en vigueur au moment de votre dépôt.

01. La réponse courte : les trois grandes étapes

Le gouvernement fédéral résume le processus en trois mouvements. C'est exact mais c'est incomplet pour un employeur québécois.

  1. Obtenir une évaluation de l'impact sur le marché du travail (EIMT) ou déposer une offre d'emploi dans le Portail des employeurs.
  2. Demander au travailleur de présenter sa demande de permis de travail.
  3. L'informer de ce qui l'attend et préparer son arrivée.

Au Québec, l'étape 01 est double. Vous déposez en même temps au fédéral et au provincial, parce que le Québec sélectionne lui-même ses travailleurs temporaires. Et l'étape 03 n'est pas une formalité d'accueil : c'est là que se jouent les inspections et les sanctions.

À retenir

Trois étapes sur papier, quatre acteurs dans les faits : vous, le travailleur, Emploi et Développement social Canada (EDSC) et le ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration du Québec (MIFI). Personne ne coordonne à votre place.

Source : IRCC, « Que dois-je faire pour embaucher un travailleur étranger temporaire ? », page modifiée le 1er septembre 2026.

02. Avez-vous vraiment besoin d'une EIMT ?

C'est la première question à vous poser et c'est celle qui fait économiser le plus d'argent. Beaucoup d'employeurs paient une EIMT pour un travailleur qui n'en avait pas besoin.

Programme des travailleurs étrangers temporairesProgramme de mobilité internationale
Ce que ça vérifieQu'aucun travailleur d'ici n'est disponibleQu'il existe un intérêt canadien ou un accord international
Qui décideEDSC et le MIFIIRCC
Frais pour l'employeur1 000 $ au fédéral et 233 $ au Québec230 $ de frais de conformité
Où ça se déposePortail EIMT et portail ArrimaPortail des employeurs

Les cas fréquents où l'EIMT n'est pas nécessaire

Un mot sur la Mobilité francophone, parce que la confusion est constante : ce volet permet d'embaucher un travailleur francophone sans EIMT mais pour un emploi situé à l'extérieur du Québec. Il ne s'applique pas à un poste basé à Montréal ou à Québec.

Le piège

« Sans EIMT » ne veut pas dire « sans démarche ». Dans la plupart des cas, vous devez quand même créer l'offre d'emploi dans le Portail des employeurs et payer 230 $ de frais de conformité. Et vous prenez les mêmes engagements, avec les mêmes inspections au bout.

Source : IRCC, « Comment embaucher un travailleur », Programme de mobilité internationale, mise à jour du 23 avril 2026.

03. Le seuil salarial qui décide de tout

Si vous ne retenez qu'un chiffre de ce guide, retenez celui-là. Le salaire que vous offrez détermine le volet dans lequel vous déposez et le volet détermine absolument tout le reste : la durée du permis, vos obligations de logement, le plafond de travailleurs étrangers dans votre entreprise et même votre droit de déposer. On revient en détail sur ce basculement dans notre article consacré au seuil salarial passé à 36 $.

EIMT reçueSeuil horaire au Québec
Entre le 27 juin 2025 et le 16 juillet 202634,62 $
À partir du 17 juillet 202636,00 $

Le seuil correspond au salaire horaire médian de la province majoré de 20 %, à partir des données de l'Enquête sur la population active de Statistique Canada. Il est révisé périodiquement, à la hausse ces dernières années.

Ce que la hausse de juillet 2026 change concrètement

Un poste à 35 $ l'heure était un poste à salaire élevé au printemps 2026. Depuis le 17 juillet, c'est un poste à bas salaire. Même poste, même salaire, règles complètement différentes : la durée passe de trois ans à un an, vous devez fournir un logement, vous êtes soumis au plafond de 10 % et vous pouvez tomber sous un moratoire régional.

CritèrePoste à salaire élevéPoste à bas salaire
Durée maximale de l'emploiJusqu'à 3 ans1 an
Plan de transitionObligatoire (avec exemptions)Non exigé
Plafond de travailleurs étrangersAucun10 % par lieu de travail (20 % dans certains secteurs)
Affichage minimal du poste4 semaines8 semaines consécutives
LogementNonConvenable et abordable, à fournir ou à faciliter
Transport aller-retourNonÀ votre charge
Refus de traitement en zone à fort chômageNonOui

Source : EDSC, « Seuils salariaux » (10 juillet 2026), « Exigences du volet des postes à haut salaire » (21 avril 2026) et « Exigences du volet des postes à bas salaire » (18 août 2026).

04. Les blocages qui arrêtent une demande avant même le dépôt

Trois mécanismes peuvent rendre votre demande irrecevable avant qu'un fonctionnaire ait ouvert votre dossier. Vérifiez-les dans cet ordre, avant de dépenser un dollar.

Le moratoire de Montréal et de Laval

Les demandes d'EIMT pour des postes à bas salaire ne sont pas traitées dans les régions économiques de Montréal et de Laval jusqu'au 31 décembre 2026. Notre article dédié au moratoire de Montréal et Laval détaille chaque cas. Des exceptions sectorielles demeurent : agriculture, construction, fabrication d'aliments, soins de santé, services de garde, certains fournisseurs de soins à domicile et les professions inscrites sur la liste québécoise du traitement simplifié.

Le refus de traitement lié au taux de chômage

Depuis le 26 septembre 2024, une demande pour un poste à bas salaire n'est pas traitée si le lieu de travail se trouve dans une région métropolitaine de recensement dont le taux de chômage atteint 6 % ou plus. Les mêmes exceptions sectorielles s'appliquent.

Vérifiez avant de payer

Les 1 000 $ de frais fédéraux ne sont pas remboursables, sauf en cas d'erreur administrative. Le refus de traitement survient avant toute analyse du fond de votre dossier. Un dossier parfait déposé au mauvais endroit reste un dossier refusé.

Le plafond de travailleurs étrangers dans votre entreprise

L'assouplissement rural, une fenêtre à ne pas manquer

Du 1er avril 2026 au 31 mars 2027, un employeur situé à l'extérieur d'une région métropolitaine de recensement, dans une province participante, peut maintenir sa proportion actuelle de travailleurs étrangers même si elle dépasse la limite ou viser 15 % plutôt que 10 % pour les postes à bas salaire. Le Québec participe à la mesure. L'Alberta, l'Ontario et le Nunavut n'y participent pas. Si votre entreprise est en région, c'est la meilleure nouvelle réglementaire de l'année et elle a une date de péremption.

Source : EDSC, « Mesures temporaires » et « Embaucher des travailleurs étrangers temporaires au Québec » (24 juillet 2026).

05. Les preuves de recrutement à constituer avant de déposer

Le principe du programme n'a pas changé : vous devez démontrer que vous avez cherché ici avant de chercher ailleurs. Ce qui a changé, c'est le niveau de preuve exigé.

Pour un poste à bas salaire

Pour un poste à salaire élevé

Le traitement simplifié québécois

Si la profession figure sur la liste québécoise du traitement simplifié, vous n'avez pas à fournir de preuves de recrutement. L'effort réel de recrutement demeure attendu mais la charge documentaire tombe.

Le réflexe à avoir

Avant toute chose, allez chercher le code de la profession (Classification nationale des professions 2021) et vérifiez s'il figure sur la liste. Une profession admissible au traitement simplifié change votre dossier du tout au tout, y compris sous moratoire.

Source : MIFI, « Liste des professions admissibles au traitement simplifié » et EDSC, « Traitement simplifié pour les employeurs du Québec » (24 juillet 2026).

06. Le parcours complet, étape par étape

Voici la séquence réelle, dans l'ordre où elle doit se dérouler.

Étape 01. Qualifier le poste

Salaire offert, code de la profession, lieu de travail, proportion actuelle de travailleurs étrangers dans votre effectif, moratoire applicable. À la fin de cette étape, vous savez si votre poste est admissible et dans quel volet il tombe. Si la réponse est non, vous venez d'économiser plusieurs milliers de dollars.

Étape 02. Recruter localement et tout documenter

Conservez les copies d'annonces, les dates et les durées d'affichage, les curriculums reçus et les motifs de refus. Ce dossier ne sert pas seulement à obtenir l'EIMT : il vous servira encore dans six ans, en cas d'inspection.

Étape 03. Préparer votre conformité à la francisation

Si votre entreprise compte 25 employés ou plus au Québec, vous devez pouvoir fournir une attestation d'inscription (de moins de trois mois), un accusé de réception de l'analyse de votre situation linguistique (de moins de douze mois), une attestation de programme de francisation en application ou un certificat de francisation. Sans cette preuve, votre demande québécoise est refusée.

Étape 04. Déposer la demande conjointe

Vous déposez simultanément au fédéral (dans le portail EIMT, en sélectionnant le français) et au Québec (dans le portail Arrima employeur, avec votre numéro d'entreprise du Québec). Tous les documents que vous transmettez comme employeur doivent obligatoirement être en français. Les pièces attendues du côté québécois :

Étape 05. Payer

Mille dollars au fédéral pour le traitement de l'EIMT, 233 $ au Québec pour l'évaluation de l'offre d'emploi et 233 $ pour la demande de sélection temporaire. Le paiement québécois se fait par carte de crédit au moment du dépôt et il n'est pas remboursable, peu importe la décision.

Étape 06. Transmettre les documents au travailleur

Une fois la décision favorable rendue et la sélection acceptée, vous transmettez au travailleur le numéro d'EIMT, le certificat d'acceptation du Québec et votre lettre d'offre. C'est lui qui présente ensuite sa demande de permis de travail à IRCC. Le permis lui sera remis par un agent des services frontaliers à son point d'entrée ou par la poste s'il est déjà au Canada.

Étape 07. Accueillir et se conformer

Ne jamais faire

Facturer des frais de recrutement au travailleur ou lui faire payer les frais de traitement de l'EIMT. Ça vaut aussi pour toute personne qui agit en votre nom. C'est un motif de sanction direct.

07. Combien ça coûte vraiment

Poste de coûtMontantQui paieRemarque
Traitement de l'EIMT (fédéral)1 000 $ par posteEmployeurNon remboursable, jamais refilé au travailleur
Évaluation de l'offre d'emploi (Québec)233 $ par posteEmployeurTarif en vigueur depuis le 1er janvier 2026
Demande de sélection temporaire (CAQ)233 $ par travailleurEmployeur ou travailleurNon remboursable
Frais de conformité (sans EIMT)230 $EmployeurRemplace les frais d'EIMT
Permis de travail155 $TravailleurPar personne
Permis de travail ouvert100 $TravailleurS'ajoute le cas échéant
Biométrie85 $ par personneTravailleurMaximum de 170 $ par famille

À ce tableau, ajoutez les coûts réels que personne ne met dans ses calculs : les billets d'avion aller-retour et le logement pour un poste à bas salaire, l'assurance maladie privée, vos honoraires professionnels et le temps de votre équipe. Les tarifs québécois ont été majorés de 2,05 % au 1er janvier 2026, selon l'indice des prix à la consommation du Québec. Ils sont indexés chaque année, alors prévoyez une révision de votre budget à chaque début d'année.

Source : MIFI, « Tableau des frais 2026 » et IRCC, « Barème des frais » (2 juillet 2026).

08. Combien de temps ça prend

La vraie réponse déçoit tout le monde : le délai de traitement n'est pas votre principal problème. C'est le délai de préparation.

Planifiez à rebours

Pour une entrée en poste en janvier, votre affichage doit commencer à l'automne. C'est probablement le conseil le plus rentable de tout ce guide.

Source : EDSC, « Volet des talents mondiaux » (2 juin 2026).

09. Le français : la couche québécoise que personne ne voit venir

Les guides pancanadiens n'en parlent pas. Les employeurs québécois la découvrent au moment du refus. C'est pourtant la condition la plus simple à préparer d'avance.

La conformité de votre entreprise, depuis le 17 décembre 2025

Une entreprise de 25 employés ou plus au Québec doit démontrer sa conformité au processus de francisation prévu par la Charte de la langue française pour obtenir une évaluation favorable du gouvernement du Québec. Nous détaillons ce point dans notre article sur la conformité à la francisation exigée pour une EIMT. Sont exemptés : les entreprises de 24 employés ou moins, les exploitations agricoles visées, les universités, les associations religieuses, les ordres professionnels, les entreprises situées en réserve et l'administration gouvernementale. La conséquence d'un manquement est nette : la demande auprès du gouvernement du Québec est refusée, notamment si l'entreprise figure sur la liste des entreprises non conformes.

L'engagement d'informer le travailleur

Depuis la même date, vous vous engagez à informer le travailleur des services de francisation gratuits offerts au Québec, avant son arrivée et après.

Le niveau 4 à l'oral, l'échéance de 2028

Un travailleur qui cumule trois ans ou plus de permis de travail au Québec devra démontrer une connaissance du français de niveau 4 à l'oral, selon l'échelle québécoise, pour obtenir ou renouveler son certificat d'acceptation du Québec lié à une EIMT. L'évaluation des travailleurs déjà présents commence le 17 décembre 2028. Les travailleurs agricoles sont exemptés.

Ce que ça veut dire pour vous, maintenant

Un travailleur que vous embauchez en 2026 atteindra le seuil des trois ans avant 2028. La francisation n'est donc pas une case à cocher, c'est une condition de rétention. Autant l'intégrer au plan d'accueil dès la première journée.

Source : MIFI, « Contribution des entreprises à la francisation » et analyse de Langlois Avocats sur les nouveautés du 17 décembre 2025.

10. Après l'embauche : la partie qui coûte le plus cher quand elle est bâclée

Obtenir l'EIMT, c'est la moitié du travail. L'autre moitié dure six ans.

Ce à quoi vous vous engagez

Les inspections

Elles peuvent être déclenchées par un soupçon de non-conformité, un antécédent, une sélection aléatoire ou une préoccupation de santé au travail. Elles peuvent avoir lieu jusqu'à six ans après le début de l'emploi, sur place ou à distance, annoncées ou non. Notre article détaille ce que le vérificateur regarde, dans l'ordre.

Les sanctions

Les chiffres qui font réfléchir

Pour la période du 1er avril 2025 au 31 mars 2026, le gouvernement fédéral a imposé 10,2 M$ de sanctions, contre 4,5 M$ l'année précédente. Sur 1 488 inspections menées, 12 % des employeurs ont été jugés non conformes et 30 employeurs ont été interdits d'accès au programme.

Le vrai risque

La sanction financière fait mal. L'inscription sur la liste publique fait plus mal et plus longtemps. Elle est consultable par vos clients, vos partenaires, vos prêteurs et vos futurs candidats.

Source : EDSC, « Conformité des employeurs » et communiqué du 9 juillet 2026 sur le doublement des sanctions.

11. Les raccourcis légitimes et leurs limites

Il existe de vraies voies rapides. Elles ne conviennent pas à tout le monde et certaines se referment.

Source : IRCC, « Projet pilote pour les employeurs reconnus » (16 avril 2026).

12. Le contexte 2026 : pourquoi c'est plus serré qu'avant

Le plan d'immigration 2026 du Québec prévoit de 130 700 à 177 800 certificats d'acceptation du Québec, dont 43 400 à 63 700 pour les travailleurs étrangers temporaires. L'objectif pour 2029 plafonne à 65 000 travailleurs temporaires.

Traduit en langage d'employeur : le volume disponible se resserre, les contrôles se durcissent et les dossiers bien montés passent devant les autres. Ce n'est plus un processus administratif, c'est devenu un processus concurrentiel.

Source : MIFI, « Plan annuel d'immigration 2026 ».

13. Les sept erreurs les plus fréquentes

  1. Déposer au fédéral sans déposer au Québec en même temps.
  2. Afficher le poste quatre semaines au lieu de huit pour un poste à bas salaire.
  3. Monter un dossier pour Montréal ou Laval sans vérifier le moratoire en vigueur.
  4. Utiliser le seuil salarial de l'an dernier.
  5. Oublier la conformité à la francisation quand l'entreprise vient de dépasser 25 employés.
  6. Transmettre au Québec des documents d'employeur rédigés en anglais.
  7. Facturer au travailleur des frais qui reviennent à l'employeur.

14. Questions fréquentes

Est-ce que je peux embaucher un travailleur étranger sans EIMT ? +
Oui, dans plusieurs situations : permis de travail ouvert, transfert à l'intérieur de l'entreprise, accords commerciaux comme l'ACEUM, Expérience internationale Canada. Vous devez généralement déposer l'offre d'emploi dans le Portail des employeurs et payer 230 $ de frais de conformité.
Combien coûte une EIMT au Québec en 2026 ? +
Mille dollars par poste au fédéral, plus 233 $ pour l'évaluation de l'offre d'emploi au Québec et 233 $ pour la demande de sélection temporaire du travailleur. Ces montants ne sont pas remboursables.
Quel est le seuil entre un poste à salaire élevé et un poste à bas salaire au Québec ? +
Trente-six dollars l'heure pour les demandes reçues à partir du 17 juillet 2026. Le seuil était de 34,62 $ auparavant. En dessous, votre poste est à bas salaire, avec toutes les obligations qui s'y rattachent.
Puis-je embaucher un travailleur étranger à bas salaire à Montréal ? +
Pas en règle générale. Les demandes à bas salaire ne sont pas traitées dans les régions économiques de Montréal et de Laval jusqu'au 31 décembre 2026, sauf pour certains secteurs et pour les professions de la liste du traitement simplifié.
Combien de temps dure une EIMT ? +
Jusqu'à trois ans pour un poste à salaire élevé et un an pour un poste à bas salaire. Le Projet pilote pour les employeurs reconnus permettait jusqu'à 36 mois mais il se termine le 31 décembre 2026.
Dois-je fournir le logement à mon travailleur ? +
Oui pour un poste à bas salaire. Vous devez fournir un logement convenable et abordable ou aider le travailleur à en trouver un, puis assumer le billet d'avion aller-retour entre son pays de résidence et son lieu de travail.
Qui paie le permis de travail ? +
Le travailleur paie son permis (155 $) et sa biométrie (85 $). Vous, vous payez les frais d'EIMT ou les frais de conformité. Ces frais ne peuvent jamais être récupérés auprès du travailleur.
Est-ce que mon entreprise doit être en règle avec la francisation ? +
Si vous comptez 25 employés ou plus au Québec, oui, depuis le 17 décembre 2025. Sans preuve de conformité au processus de francisation, votre demande auprès du gouvernement du Québec est refusée.
Que se passe-t-il si je ne respecte pas mes engagements ? +
Avertissement, sanction pouvant atteindre 100 000 $ par violation (jusqu'à 1 M$ par année), interdiction d'accès au programme et inscription sur la liste publique des employeurs non conformes. Les inspections peuvent survenir jusqu'à six ans après le début de l'emploi.
Mon travailleur peut-il faire venir sa famille ? +
C'est possible dans plusieurs cas, avec des conditions qui varient selon le type de permis et la nature du poste. C'est une question à valider dossier par dossier, parce qu'elle influence beaucoup la rétention.
Comment passer du permis temporaire à la résidence permanente ? +
Plusieurs voies existent, québécoises et fédérales et elles se préparent longtemps d'avance. Un travailleur qu'on veut garder mérite un plan dès la première année.

En résumé

Embaucher un travailleur étranger temporaire au Québec, ce n'est pas remplir un formulaire. C'est qualifier un poste, documenter un recrutement, coordonner deux gouvernements, respecter une exigence linguistique et tenir ses engagements pendant six ans. La bonne nouvelle : chacune de ces étapes est prévisible. Les dossiers qui échouent échouent presque toujours pour la même raison, une vérification d'admissibilité sautée au départ.

Avant de dépenser 1 000 $

Faites valider l'admissibilité de votre poste : salaire, code de profession, région, plafond et conformité linguistique. Une vérification en amont coûte infiniment moins cher qu'une demande refusée. Parlez-nous de votre poste, on vous dit en quelques minutes si la porte est ouverte.

Parler de mon poste
PY
Me Pradelle Yimga, avocateDroit civil, droit des affaires, droit du travail et immigration.
Sources principales IRCC, EDSC et MIFI (pages officielles citées à la fin de chaque section, à jour au 14 septembre 2026).

Le présent article présente de l'information générale à jour au 14 septembre 2026. Il ne constitue pas un avis juridique et ne remplace pas une analyse de votre situation particulière.